Roms : la vie et rien d’autre

Un ticket de métro suffit pour aller a la rencontre de communautés très attachantes, les familles de migrants économiques venant essentiellement de Roumanie et vivant aux portes de Paris.

Les roms installés en Roumanie depuis le 14ème siècle, sédentaires,  ont été tour à tour au gré de l’histoire, esclaves dans les grandes propriétés agricoles et dans les monastères.

Ils ont été éleveurs de chevaux,  montreurs d’ours, musiciens, ont travaillé le bois, les métaux… Le  nom des familles désigne toujours,  aujourd’hui  leur ancien métier comme les Caldarar, chaudronniers…
Malgré des conditions de vie très dures, Ils avaient encore une place sous la dictature de Ceaucescu,  étant pour la plupart ouvriers dans les kombinats, sites industriels les plus pollués, ou dans des fermes étatiques.
La  chute du mur entrainant un capitalisme galopant n’a fait qu’appauvrir et marginaliser cette population, amassée en périphérie des villes ou paysans sans terre  dans des villages isolés.
L’intégration de la Roumanie en Europe en 2007 avec la libre circulation leur a  permis de passer les frontières : Certains sont venus  chercher une vie meilleure si ce n’est une survie.
Ces 17 à 20 000 personnes présentes sur notre territoire sont les plus visibles car elles vivent en bidonvilles en marge des grandes villes.
Il faut revenir en 1950, année de l’appel de l’abbé Pierre et dans les années 1960 pour retrouver des  traces de bidonvilles autour de Paris occupés à l’époque par les algériens, italiens, portugais ou espagnols fuyant la guerre, la misère ou la dictature.
Là,  les familles peuvent collecter de la ferraille, mendier, fabriquer des petites maisons, se meubler, s’habiller avec ce qu’elles trouvent dans nos poubelles, se chauffer avec les palettes de bois laissées sur nos trottoirs…Les enfants sont rarement scolarisés, les problèmes de santé émergent, la précarité, les crédits à rembourser au pays contraignent certains à des actes de délinquance,  des enfants sont enlevés, exploités par des mafias…
Les expulsions largement médiatisées ne font que leur donner une image de« nomades -misérables » et n’offrent aucune réponse sinon les fragiliser, les stigmatiser et anéantir tous les efforts d’intégration  amorcés.
Pourtant, Des collectivités, des associations, des citoyens se battent pour aider ces familles ; même si ils se retrouvent souvent démunis face à l’ampleur des problèmes, des exemples d‘intégration réussies émergent mais sont malheureusement rarement relatés.
Espérons qu’une politique européenne concertée, une aide au développement, une lutte contre les mafias, une volonté des pays d’origine et d’accueil sauront un jour offrir une perspective d’évolution à cette population oubliée, notamment à travers l’éducation et la formation.


  
  

  
  

 
  
  
  

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